ORIGIN early 17th cent.: via French from Italian gazzetta, originally gazeta de la novità (because the news-sheet sold for a gazeta, a Venetian coin of small value)


Tuesday, December 15, 2015

Retour à Montreuil !

C'est avec un énorme plaisir que je suis retournée au Salon de Littérature et de Presse Jeunesse à Montreuil cette année. Cela faisait cinq ans que je n'y avais pas mis les pieds. En quittant le salon lundi soir dernier, je me suis dit : Ce n'est pas tous les cinq ans qu'il faut y aller, c'est bien tous les ans, tellement les rencontres que j'ai pu faire étaient riches et satisfaisantes. Ce qui avait suscité ma venue, c'était l'invitation à la fête de l'anniversaire des dix ans des Éditions Talents Hauts, une maison d'édition qui ne cesse d'innover et de grandir et pour laquelle j'ai une affection toute particulière. Mais les occupations et les obligations quotidiennes de ce côté de l'Atlantique me faisaient hésiter. C'est après les attentats du 13 novembre que je me suis enfin décidée à y aller, car j'avais tout simplement envie de retrouver tous ceux et celles que j'aime là-bas, de me sentir à leurs côtés, solidaire. À partir de ce moment-là, aucun raisonnement ne pouvait m'empêcher de partir. Et j'en reviens ravie.

Beaucoup de belles découvertes dont je ne mentionnerai qu'un échantillon :
Le nouveau livre d'Elisabeth Brami et de Fred L, Le Zizi des mots (Talents Hauts, 2015) ;
La rencontre avec Sylvie Deshors, auteure hors-pari, dont j'ai lu le livre L'école du tonnerre (Rue du monde, 2015) dans l'avion de retour ;
Sébastien Pelon, illustrateur et graphiste qui m'a dédicacé un livre alors qu'il avait fini de signer, Le loup et l'agneau (Père Castor, 2015) :
Sans parler de François Place dont j'ai longtemps admiré le travail et qui m'a signé La fille des batailles (Casterman, 2007) :
Et il y avait aussi des retrouvailles avec d'autres auteurs et des illustrateurs dont une de mes préférées : Sylvie Serprix, saon dernier ouvrage, Phototoutou (La Palissade, 2015) est un délice…
…ainsi que la toujours tonique et étonnante Susie Morgenstern dont le dernier ouvrage autobiographique est une merveille : Jacques a dit (Bayard, 2015).
Et aussi, la rencontre avec l'équipe de Mijade Éditions pour qui je travaille depuis 2012 comme traductrice d'albums, du français vers l'anglais, pour les aider à se préparer pour les foires de Bologne et de Francfort. C'était une vraie joie de voir plein de livres que j'avais traduits - en vrai - alors que jusque-là, je ne les avais vu qu'en pdf sur mon écran d'ordinateur. En exemple, le pétillant Charlie, de Quentin Gréban (Mijade, 2015) :

Il y aurait encore plein de choses à dire (par exemple, comme Paris est toujours là, belle, fière, et digne malgré l'énorme traumatise vécu à peine 15 jours avant le salon) mais j'ai du pain sur la planche, re-motivée pour continuer à écrire en français malgré mon isolement géographique. Alors, au boulot. Merci à tous ceux et celles que j'ai rencontrés et qui m'ont inspirés.
Aller à Montreuil ? Quelle bonne idée : j'en reviens pleine d'espoir.

Wednesday, June 17, 2015

L'Hermione est arrivée !

Quel plaisir de pouvoir enfin monter à bord l'Hermione, hier, dans le port d'Annapolis. Déjà, j'avais vu la belle frigate quelques jours plus tôt à Alexandria, en Virginie, où j'ai rencontré Francis Latreille, photographe et membre fondateur, ainsi qu'Alexis Renault-Sablonière, descendant direct du Marquis de La Fayette, tous deux membres de l'équipage de l'Hermione. Mais ce n'est qu'après un weekend passé en présence d'historiens venus à Mount Vernon des quatre coins du monde pour étudier la participation française et européenne en faveur de l'indépendance américaine que je me suis rendue dans la capitale du Maryland où l'Hermione devait faire escale. Là, grâce à Stephen McLeod de Mount Vernon, j'ai pu avoir accès pour une visite, et malgré la grosse chaleur, ce fut une journée splendide. J'ai été particulièrement émue lors du dépôt de gerbe au monument aux morts des soldats français à St. John's College.
Quelle belle aventure, ce symbole de l'aide que la France a apportée à la jeune nation. C'est un beau renouvellement de l'amitié franco-américaine.... nous en avions bien besoin.

Quelques photos de moments inoubliables.

À Alexandria, avec des soldats du régiments de la Virginie

Vive la France !

Le crieur d'Alexandria

François, photographe de l'Hermione, avec John Xavier

Le Comte de Rochambeau au Square La Fayette

Nathalie de Gouberville, descendante directe de Rochambeau,  au Square La Fayette

Pierre de Chérisy et Stephen McLeod, de Mount Vernon

Deux membres de l'équipage

Trois marins du 21e siècle 

Heureuse à bord de l'Hermione

Luc-André et Jeanne, deux membres de l'équipage

Un acteur jouant le rôle du Marquis de La Fayette et Alexis Renault-Sablonière, descendant direct du Marquis !

Le commandant de l'Hermione, Yann Cariou (à dr.) et son officier

Thursday, April 23, 2015

International Day of the Book



Come out this Sunday to Howard Avenue in Historic Old Town Kensington to the International Day of the Book. There will be live music, author readings, open mic, activities for children and adults, storytellers… and books galore! Local authors, book artists, publishers, booksellers, and literary groups will be present.

I'll be at the "Bonjour Mama" table with three other local DC area French-language authors, Lucas Salomon, Bernadette LeDoux-Brodsky, and Melissa Kerley. Many thanks to Jennifer Fulton for hosting us. 

Hope to see you there, rain or shine!

Friday, January 9, 2015

Je suis Charlie



Liberty is at the very heart of what France and the French stand for. And that liberté was violently and brutally attacked on Tuesday when terrorists murdered twelve French citizens at the offices of Charlie Hebdo, a French satirical magazine whose cartoons and opinions pieces have spared no one since the early 1990s. As expressed by Sarah Diligenti-Pickup, the Executive Director of Washington DC's Alliance Française, Charlie Hebdo's cartoonists and writers do their work "because they put freedom first and foremost… Charlie Hebdo is and always will be a monument of French Culture."

Upon learning of such atrocities, one loses hope. Such acts are not only senseless but barbaric, evil, and an affront to what civilized nations and peoples hold most dear. In America, we have political cartoonists who dare to mock the injustices of this world, but to my knowledge nothing comes close to France's Charlie Hebdo: its irreverence, its daring, its scorn, its ridicule… and its bravery in the face of threats from fundamentalists and thugs.

In her letter to the members of Washington DC's Alliance Française, Sarah quoted (in French) an excerpt of Paul Valery's poem Liberté, written in 1942. I offer here my translation of that excerpt.

In my schoolchild notebooks
On my desk and on trees
In the sand in the snow
I write your name

On all the pages read 
On all the blank pages 
Stone blood paper or ash
I write your name

And by the power of a word
I begin my life again
I was born to know you
To name you

Liberty.

from Paul Valery's poem, Liberté, Les Éditions de Minuit


This illustration gives me hope:

"Break one, thousand will rise," by Lucille Cler

Those demonstrating all over the world are hopeful, too.

A scene from Union Square in New York City, Wednesday night.

Finally, 87-year old Uderzo pays tribute to Charlie Hebdo.

 Uderzo et Astérix, profondément révoltés


Monday, October 20, 2014

Hervé Tullet à Washington

C'était quand-même magique, le passage d'Hervé Tullet à Washington ! En tournée aux États-Unis organisée par sa maison d'édition américaine Chronicle Books pour promouvoir son dernier livre « Couleurs » ("Mix It Up!" en anglais), Hervé est arrivé dans un premier temps à San Francisco et Los Angeles pour ensuite traverser le territoire et atterrir à Washington. En quittant Washington, il devait finir en beauté à la Brooklyn Public Library et puis au Guggenheim Museum à Manhattan…


Ici, dans la capitale, il a d'abord régalé les enfants et leurs parents à la vénérable Bibliothèque du congrès ; plus tard, nous l'avons fêté à une soirée amicale francophone à la maison ; pour finir, son passage coup de vent washingtonien l'a fait débouler le lendemain sur l'école primaire « French International School » où il a fait peindre les enfants et les a réjoui avec la lecture de ses livres. Elodie la bibliothécaire avait tout préparé pour que les enfants aient toute liberté pour s'amuser et découvrir ce qui se passe lorsqu'ils ont un pinceau à la main, des pots de peinture devant eux, et d'énormes feuilles blanches par terre ! Hervé a également pris le temps de signer une grande quantité de livres apportés par notre librairie locale francophile, Politics and Prose, qui a fourni les versions anglophones et francophones de ses œuvres.

L'artiste partage son intuition, donne des instructions simples.
Tout commence par un point…
…pour créer des tableaux de toute beauté
Les outils de la création artistique…
L'artiste contemple les travaux.
Du génie ? Oui, très certainement, car ce qu'il fait réjouit le coeur de tous les enfants… qu'ils soient petits ou grands. Et puis, trois ans sur la liste New York Times best-sellers albums pour enfants : c'est pas mal.

Petit mot de la fin : Hervé était accompagné de Lara Starr de Chronicle Books, une cheftaine de l'organisation, et de Christopher Franceschelli de Handprint Books, celui qui en premier a repéré le livre d'Hervé il y a quelques années à Bologne. Christopher est également le traducteur (en anglais) de « Un livre » (Press Here) et de « Couleurs » (Mix It Up!), et c'est un travail de traduction que je trouve plus que parfait. En particulier, sa traduction en anglais des titres des livres d'Hervé capte parfaitement leur esprit dynamique et correspond à la façon des américains d'aborder la vie, car il a transformé ces titres en phrases imperatives, commandant presque à un enfant à ouvrir ce livre et à rentrer en piste ! Aucune ambiguïté possible : Have Fun! Press Here. Mix It Up! 
Encore un coup de génie ! Bravo, Christopher !

Un invité très sympa
qui m'a laissé un souvenir de son passage…

We hope to see Hervé back in DC very soon… ;-D

Monday, August 25, 2014

Better Late Than Never

In the last ten years, I've heard myself say: "If I had to do it all over again, I'd be a librarian." What could be more exciting than to work in that sacred space that holds forth, to anyone who wants to explore them, worlds of knowledge and possibility. As a long-time English teacher to elementary school children, and more recently a French-to-English translator and published children's author, I have a natural affinity to the world of words and books, but I've come to this love of librairies too late. Wondering recently, what with my sheer joy at just being in a library and spending hours pulling books off the shelf and wishing I had time to read them all and through them discover the world, why I did not pursue the idea of being a librarian earlier in my life, I've remembered moments and places that could have steered me in that direction but were somehow lost in the flow of life.

Gov. Jimmie Davis inspecting BookMobile, 1962
Used with permission, State Library of Louisiana

I loved these mysteries!
My first memory of loving a library was the "BookMobile" that parked close to my childhood home on Donna Drive in Baton Rouge, Louisiana. At the Broadmoor Shopping Center parking lot, right next to Andrews' Rexall Drugstore, my brother and sisters and I, along with a gaggle of kids from the neighborhood, would line up, impatient to enter the itinerant bus laden with treasures where space inside was limited. We would file in the back door of the long bus, browse the narrow aisle lined with two packed shelves for a few short minutes, choose our books, scoot up to the front of the bus, and quickly check out our treasures. Then, of course, I'd hurry home to read and re-read… and wait for the BookMobile's return the following week. Little Women. Trixie Belden. Nancy Drew. Eight Cousins. Five Little Peppers and How They Grew. These are a few of the titles that come to mind. Thinking of the BookMobile brings back blissful memories.

Surprisingly, I have no memory of a library in my elementary school or junior high school, although I feel sure there must have been one in each establishment. Even during that one year as a sophomore at Broadmoor High School, I cannot remember a school library. Strange.

Kendall Branch Library, Memorial Drive
It wasn't until my family moved to Houston in the summer of 1970 that I have my next memory of feeling completely at home and happy in a library. Moving to a new town and high school when one is fifteen years old was at times a distressing experience, and the quiet yet vibrant world of the the Kendall Branch of the Houston Public Library on Memorial Drive must have soothed my soul and promised that answers to all those questions and dilemmas I was facing were surely to be found somewhere in these volumes. Come to think of it, that's when I began to read biographies: I wanted to see how other people faced and overcame their specific challenges. This library seemed huge and I loved browsing through its aisles, then settling into a desk while waiting my mother to finish her errands before picking me up. The official list of "Books to Read Before College" at the front counter caught my eye; this small piece of paper introduced me to a list of wonderful classics and intrigued me, and I started on a quest of reading them all (still working on that).

Troy H. Middleton Library, LSU, Baton Rouge
After two years in Houston, I returned to Baton Rouge for four years as a college student at LSU. During that long period, I frequently used the LSU library, but it was mainly for studying for exams, or writing term papers. Getting anything done in my dorm room was almost impossible, and the library offered a haven where I could find silence and think. On the other hand, there was little time just to enjoy the library, or to browse in the aisles in search of the unexpected: those professors kept us busy with a great deal of required reading!

Bibliothèque municipale, Couvent des Ursulines, Lannion
Regarding the decades-long period since my college years, I have been lucky. The beautiful and well-stocked library in Lannion (housed in the 17th century Ursuline Convent) kept me happy for eighteen years. After those years in France, the District of Columbia Public Library system has provided me with hours and hours of pleasure and learning these last nineteen years. DCPL is fabulous, vibrant, modern, and a true public service to the residents of DC. My neighborhood library is the Mount Pleasant Branch on Lamont Street. Recently renovated, it is a heavenly place to spend time. The children's section is a very special spot, with murals, painted in the 1930s by Aurelius Battaglia, depicting a fantastical world where the animals take over the circus.
DC Public Library, Mt. Pleasant Branch, Lamont Street
Since children's literature and books for young readers have become more important to me due to my teaching and writing, the library is playing an even larger part in my life. If there is one thing I want to impart to my students and to my readers, it's a love of reading at a very young age. My somewhat late-bloomer passion of reading and libraries lay dormant for too long, and those lost years can never be recouped. The six-, seven-, eight-, and nine-year old students I teach (and from whom I learn tremendous lessons) are philosophers: they ask the hard questions and they tell the truth. And so, I tell the truth right back to them: "If you want to be happy in life, you must love your library, love your librarian, be a reader, and a very curious one at that. The earlier the better."

Next up: The Little Libraries That Could… a few thoughts, notes, and pictures about small libraries (and their wonderful librarians) I visited in Maine and how they persevere in the face of tremendous odds.

Tuesday, March 18, 2014

Vive la francophonie à Washington, DC ! (Et vive le jazz, aussi !)

Aujourd'hui, j'ai eu le grand plaisir d'intervenir dans une classe de l'école « Capitol Hill Montessori ».
Accueillie très gentiment par Madame Anna Hylton et par ses élèves de 9 et 10 ans, j'ai passé plus d'une heure à échanger avec ces jeunes sur plusieurs sujets autour de mon livre bilingue « Jazz Band » :

  • Comment êtes-vous devenue auteure publiée ?
  • Comment nait une histoire ? 
  • D'où vous viennent les idées pour une histoire ? 
  • C'est quoi, être bilingue ? 
  • C'est chouette, d'être bilingue ! 
  • Pourquoi écrire sur le jazz ? 
  • Jouez-vous du jazz ?
  • Combien de versions de Jazz Band avez-vous dû écrire avant que ce soit la bonne ? (19 !)
  • Qui vous corrige ? 
  • Est-ce mieux de se faire publier par une maison d'édition ?
  • Comment choisir les noms de vos personnages ? 
  • Vos personnages sont-ils basés sur des personnes que vous connaissez ? 

Bien que ces jeunes n'avaient pas encore lu le livre que je leur ai présenté, ils m'ont promis, en quittant la salle, de le lire sans tarder car ils avaient très envie d'en savoir plus sur l'histoire de Margot et de Lily, et je leur avais bien mis l'eau à la bouche. De plus, ils voulaient en savoir plus sur un phénomène culturel de chez nous : le jazz. Certains avaient entendu parler de Louis Armstrong et de Miles Davis… mais de là connaitre Art Blakey ou Bud Powell ou Jacky Terrasson, voilà autre chose. Ces jeunes-là ne sont pas encore francophones… mais avec l'aide et l'enthousiasme de leur professeure, Madame Hylton, cela ne saurait tarder. Elle semble avoir le don de transmettre la passion du bilinguisme : en somme, quand nous connaissons bien, à fond, deux (voire trois ou quatre) langues et cultures, nous sommes plus ouverts sur le monde, on pourrait presque dire que cela nous aide à être des ambassadeurs de paix dans le monde. À la fin, je leur ai projeté une présentation PowerPoint dans laquelle on peut entendre plusieurs morceaux de jazz clé et qui jouent un rôle dans le livre et dans le parcours de Margot, dans son cheminement d'une jeune pianiste de classique absolument récalcitrante à faire du jazz, jusqu'au moment où elle…. bon, je ne vais quand même pas raconter toute l'histoire. Si ce n'est pas déjà fait, lisez-la ! Il faut savoir que le premier chapitre est en français, le deuxième en anglais, et cela continue comme ça, en alternant, jusqu'au 17e chapitre….

Merci aux Services Culturels de l'Ambassade de France à Washington (et en particulier à Madame Céline Jobé) qui ont sponsorisé cet événement dans le cadre du mois de la francophonie, fournissant gracieusement une vingtaine d'exemplaires de « Jazz Band » pour la classe de français à l'école Capitol Hill.